Spécial AVOID!

LE CHÂTEAU DU VAMPIRE aka Die Schlangengrube und as Pendel
Allemagne |1967 | Harald Reinl

 

LE TUEUR DE LA FORÊT aka Don’t Go In The Woods
USA | 1981 |James Bryan

Et bien ça faisait un bail chers lecteurs! Malgré le fait que je suis dans une période que je qualifierais de chrysalide, j’étais en recherche d’une nouvelle trouvaille à vous cuisiner. J’ai bien quelques titres en réserve mais je souhaitais dénicher un nanar que je n’avais pas encore vu.

Cet épluchage en règle m’a rappelé une vérité que j’avais partiellement oubliée : trouver un mauvais film d’horreur est chose facile, mais trouver un bon mauvais film d’horreur est une autre paire de manche. Si bien que je me suis retrouvée avec une pile de crap tout à fait imbuvable et aucune perle en vue. C’est là qu’a germé l’idée; pourquoi ne pas mettre ces heures pénibles de visionnement à profit? Alors ce mois-ci ce sera un spécial AVOID! Je suis très sérieuse, AVOID! C’est pourri, plate, soporifique, de quessé, wtf, wth, pourquoi et surtout pour qui? Oui pour qui, qui a aimé ces films?!

Parmi ceux que je me suis tapés, deux ce sont particulièrement démarqués: LE TUEUR DE LA FORÊT et LE CHÂTEAU DU VAMPIRE. Je tenais à choisir ceux-ci non seulement parce qu’ils sont désolants de nullité mais en plus, parce qu’ils sont disponibles sur DVD! J’ai même vu sur Amazon.ca une copie de LE CHÂTEAU DU VAMPIRE en vente à partir de… 258,95$!!! (sic). Ça m’a d’ailleurs motivé à le numériser au plus sacrant.

Bon, maintenant mettons un truc au clair tout de suite. S’il est vrai que les textes précédents éreintaient affectueusement, celui-ci bash sans ménagement. Vous êtes prévenus, il n’y a aucun intérêt à regarder ces films je vous le dis franchement.

Commençons si vous le voulez par LE CHÂTEAU DES VAMPIRES.

Étant une fan finie de Christopher Lee, ce film fût une énorme déception. Il y a longtemps de ça je l’avais loué uniquement pour sa présence qu’on vantait en grosses lettres sur la pochette. Surprise, on ne le verra que 4 min. top chrono, si on compte le temps où il n’est pas masqué (on lui met un masque clouté avant sa condamnation), et presque 6 min. si on inclut avec le masque (n’importe quel dude aurait pu faire le rôle à sa place)! À l’époque, j’avais trouvé ce film tout à fait infect mais plus récemment, en guise de cadeau d’anniversaire, je me suis retrouvé pognée avec. Malgré mon souvenir, je pensais qu’avec le temps mon opinion allait peut-être changer. So wrong. D’après une nouvelle d’Edgar Allan Poe, respect, on est en droit de s’attendre au moins à un minimum d’effort ici. Sauf que le minimum n’est même pas atteint. Eh oui… Ça raconte l’histoire du Comte Régula (Lee), accusé des meurtres de douze femmes dans son château et condamné à l’écartèlement (en super-jumpcut-o-rama). Des années plus tard, une baronesse (Karin Dior, ex-Bond Girl) et son avocat sont convoqués dans ce même château pour y réclamer l’héritage de celle-ci. Pour ce seul motif ma foi insignifiant, c’est à ce moment que le trouble commence.

Dans le merveilleux univers du cinéma de genre, s’il y a bien un indice qui ne trompe pas c’est le nombre de titres différents pour un même film. Indépendamment du langage, quand la variation des titres contraste autant c’est règle générale mauvais signe. Dans le cas de LE CHÂTEAU DES VAMPIRES on en dénote presque une vingtaine… ouch! Ça augure mal, surtout avec des titres aussi bigarrés. Selon IMDB, lorsque vous louez ou achetez LE CHÂTEAU DES VAMPIRES, vous louez et achetez aussi:

The Torture Chamber of Dr. Sadism – USA (La chambre de torture du Dr. Sadique, hum…)
Blood of the Virgins – USA (Le Sang des Vierges… ok, mettons)
Castle of the Walking Dead – Undefined (sic) (Le Château des Morts-Vivants… c’parce que y’en a pas de morts-vivants )
La fosse aux serpents – Belgique (retitré ainsi pour une seule scène poche du film, faut le faire…)
Le vampire et le sang des vierges – France (Eh oui, ça va souvent de pairs… sauf que y’en a pas de vampire)
The Snake and the Pendulum – Undefined (sic) (Joyeux mix entre la nouvelle de Poe et une scène poche)

Bon je m’arrête là, vous avez pigé le concept je pense. Ceci dit, le résultat aurait pu être bon. Plusieurs éléments de direction artistique donnent un semblant de fini à cette inaptitude cinématographique et l’acting est somme toute pas si mal. Sauf que bordel, malgré toute ma bonne volonté à y voir de l’or ce n’est que cennes noires par-dessus cennes noires. De la merde je vous dis, c’est p-l-a-t-e comme c’est pas possible. Je vous mets au défi de ne pas trouver un seul prétexte pour interrompre le visionnement. Oubliez ça vous n’y arriverez pas. Mon conseil? Si vous croisez ce film passez votre tour, vous me remercierez un jour.

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***

Bon maintenant place au super (not) sympathique : LE TUEUR DE LA FORÊT.

S’il y a bien un truc que je déteste dans un film c’est quand on nous annonce n’importe quoi. Dans le cas qui nous concerne ici on peut lire sur la pochette: Attention – ce film contient des scènes extrêmement violentes. C’EST DE LA BULLSHIT! Tout ce qui risque de contenir des scènes extrêmement violentes c’est votre esprit qui, rendu au quart du film, réalisera à quel point il s’est fait baiser!

Réalisé maladroitement par un certain James Bryan, LE TUEUR DE LA FORÊT raconte les péripéties de quatre campeurs partis en excursion. Sur leur route, surprise, ils vont croiser un psycho. Le reste est convenu… meurtres, poursuites et… rien, rien sorry, que de la merde. Des scènes de meurtres pénibles tant elles sont inefficaces et un tueur risible, à mi-chemin entre le post-apocalyptique et le préhistorique, complètement à chier et qui ne ressemble en rien à ce qu’on voit sur la pochette (!). Une de ses armes est tout aussi déroutante, un gros billot de bois avec des plumes, un truc qui doit peser environ 45 lbs et qu’il manipule comme si c’était une baguette de majorette. N’importe quoi. La musique est tout aussi atroce, on dirait qu’elle a été composée sur un bad trip de colle à bois, et on nous flanque toujours le même maudit extrait à chaque fois qu’il y a un peu d’action! Je tiens également à souligner cette insulte permanente aux lois axiales du cinéma. Quelqu’un pourrait expliquer le concept au DOP?

Et que dire d’un des personnages principaux, la forêt justement! Incroyablement fréquentée, rarement on aura vu autant de va-et-vient et donc, elle n’a aucune portée sur l’atmosphère du film. On se croirait dans une cour du 450, vous voyez le portrait?

En résumé, si vous avez l’opportunité de voir un de ces films, un conseil: DON’T! La vie est beaucoup trop courte, je suis sûre que vous avez mieux à faire. Et il y a tellement de bons films de genre à découvrir, épargnez-vous ça, svp faites-moi confiance. Non seulement vous vous éviterez une perte d’argent mais en plus, vous échapperez à une attaque de remords pendant qu ‘il en est encore temps. Ces films sont pures foutaises, médiocrités sans aucun intérêt, bourdes monumentales, étrons couchés sur 35mm. Vous ne vous feriez pas un sandwich avec du Paris Pâté, alors pourquoi en tartiner votre lecteur VHS? AVOID!

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3 thoughts on “Spécial AVOID!

  1. haha! Le tueur de la foret je l’avais vu quand j’étais ado, c’est très mauvais. Tu devrais en faire d’autre, il y a tellemnt de mauvais films d horreur,bonne chronique aussi. J’ai bien aimé le trailer des mortes-vivantes, un autre que j’ai vu il y a longtemps.

  2. Bonjour Izabel,

    Très bonne chroniques, comme toujours, très imagées et très bien écrites. Bravo ma Pomme, tu as une très belle plume, fais-en profiter le plus de gens possible. Je t’aime. xx

  3. Merci d’encaissé ces pénibles minutes de visionnement et de m’empécher de le faire . Pour un étron glorieux ya toujours beaucoup de merdes puantes a passé dans passoir .

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